Visuel épisode Sébastien Raichon

Barkley 2026 : Sébastien Raichon, une Fun Run pour l’histoire

À propos de l'épisode

Le 14 février 2026, alors que personne ne l’attendait là, Sébastien Raichon s’élançait en secret dans les forêts du Tennessee pour sa troisième Barkley Marathons. Un pied de nez à la Saint-Valentin — et à ceux qui l’avaient cru rangé des voitures.

Sébastien Raichon avec Gary Cantrell, alias « Lazarus Lake »

Coureur d’ultra aguerri, aventurier dans l’âme, Seb est de retour au micro de Course Épique pour débriefer une édition anniversaire qui n’avait rien d’un cadeau. Difficulté du parcours revu à la hausse, deux premières boucles imposées dans le sens anti-horaire — le plus lent, le plus technique — et une tempête annoncée, inévitable.

Une édition conçue pour briser les ambitions. La sienne en est sortie renforcée.

Ce qu’on retient de cet épisode, c’est d’abord l’image de cinq Français qui partent ensemble, vivent ensemble pendant huit jours dans une grande maison du Tennessee, partagent leurs cartes, leurs connaissances, leur fatigue.

Sébastien Raichon entouré de Guillaume Calmette, Aurélien Sanchez, Mathieu Blanchard et Ronan Pierre

Une fraternité rare dans une course qui ne fait de cadeau à personne. Guillaume Calmette, Aurélien Sanchez, Mathieu Blanchard, Ronan Pierre et Seb — chacun avec son rôle, chacun avec ses limites. Et puis, au livre trois de la troisième boucle, le moment charnière : Mathieu s’envole vers son rêve de finish, Damien fait sa course, et Seb se retrouve seul. Juste après, la tempête.

Il décrit ce troisième tour comme le plus beau et le plus difficile de sa vie en ultra-trail. Des pentes à 50 degrés transformées en champs de boue, une descente à flanc de falaise accrochée aux arbres, un doigt peut-être cassé qu’on laisse de côté parce qu’on n’en a pas besoin pour déchirer les pages. Tout ça, jusqu’au bout. Fun run bouclée en 38h05, dans des conditions que même les organisateurs n’avaient pas anticipées.

Il y a dans cet épisode quelque chose de rare : un homme de presque 54 ans qui regarde en face ce que la course lui a donné et ce qu’elle ne lui donnera sans doute jamais. Avec lucidité, sans amertume. Et l’envie, malgré tout, de continuer à rêver grand.

Et de nous faire rêver avec lui.

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Le champo – Paris 5ème

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