Visuel épisode Yani Khelaf

[L’ÉLAN] Yani Khelaf : de l’équipe de France à réapprendre

À propos de l'épisode

Il y a des histoires où la ligne d’arrivée n’est pas celle qu’on attendait. Yani Gagné en sait quelque chose.

Vice-champion d’Europe de cross en relais mixte, plusieurs fois sélectionné en équipe de France, formé au pôle de Fontainebleau dès l’adolescence — Yani grandit dans la course à pied comme d’autres grandissent dans leur langue maternelle. Son père, ancien coureur de haut niveau avec l’équipe d’Algérie, lui transmet sans le chercher l’amour de l’effort et la sensation de la piste. Le talent est là, tôt, et presque trop facilement.

Yani Khelaf, crédit : droits réservés

La bascule brutale

Puis vient l’automne 2023. Ce qui ressemble à une douleur banale devient en quelques heures un calvaire médical : appendice gangréné, péritonite, septicémie. Quatre opérations. Une laparotomie de dix heures à la Pitié-Salpêtrière. Seize kilos perdus. Une poche iléale pendant trois mois. Un taux d’infection sanguine à 800 — quand la limite normale est cinq. À un moment, Yani demande à être placé dans le coma. On refuse.

Dans cet épisode de L’Élan, Louise Serban-Penhoat reçoit un athlète qui n’a pas seulement survécu : il essaie, depuis, de se reconstruire. Et c’est là que l’histoire devient vraiment difficile — et vraiment honnête. Parce que la reprise de la course à pied après un tel trauma, ça ne ressemble pas à un retour triomphant. Ça ressemble à apprendre à remarcher, puis à courir quatre kilomètres à six minutes au kilo, puis à se forcer trop, puis à tout arrêter à nouveau. Ça ressemble à des antidépresseurs, à un entourage qui se disperse, à des contrats perdus, à une identité sportive à reconstruire de zéro.

Au-delà de la performance

Yani parle sans filtre de la performance, du mental, du syndrome post-traumatique, de la compétition avec soi-même — et de ce que c’est de grandir dans le haut niveau quand votre seul repère social, c’est la vitesse à laquelle vous courez. Il parle aussi du trail, de la route, d’un concours de gardien de la paix, d’une copine qui l’a tenu debout. Et d’une phrase qui revient : se raccrocher à ce qui compte vraiment.

Un épisode rare, sur ce qu’on ne montre jamais après la blessure.

Avec l’Élan, on partage l’actualité des belles histoires de course à pied — des histoires vraies, simples et inspirantes. On part à la rencontre de celles et ceux qui trouvent, dans la course, l’énergie d’écrire leur propre histoire. Des récits sincères et positifs, dans lesquels chacun peut se reconnaître.

Louise Penhoat, athlète de haut niveau, y partage avec vous ces moments qui donnent envie d’enfiler ses baskets… et d’aller de l’avant.

Alors, vous êtes prêts à prendre votre élan avec eux ?

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