160 kilomètres de sentiers côtiers battus par la tempête, 5 500 mètres de dénivelé, 59 % d’abandons. Et quelque part dans la nuit noire des falaises des Cornouailles, une coureuse qui rigole en écoutant des podcasts d’humour depuis quelques heures.
Ainsi est Laura Métais.

Webmaster dans une banque, venue à la course à pied à 27 ans après un GR20 en Corse qui a tout déclenché, Laura est ce profil qui fascine dans le trail : celle qui n’était pas censée être là, et qui pourtant avance. Toujours. Elle découvre la compétition sur un semi de Paris pris à moitié par hasard un soir de réveillon, bascule très vite vers l’ultra-trail, et comprend instinctivement ce qu’elle vient chercher sur les sentiers : non pas un chrono, mais un dépassement de soi. La vraie nature de sa performance, elle ne la voit que quand elle court.
Dans cet épisode, elle retrace une trajectoire humaine et sportive saisissante : ses débuts tardifs, sa passion pour les longues distances, une demande en mariage sur le podium de la Lyon-SaintéLyon en 2022 qu’elle n’avait pas vue venir. Mais l’essentiel est ailleurs — sur le Southwest Coast Path du Pays de Galles, en janvier 2026, pour l’édition de l’Arc of Attrition 100 miles que la tempête Ingrid a transformée en épreuve de survie autant que de course à pied.
Des rafales qui projettent les coureurs sur le côté, des portions ultra-techniques à parcourir presque sans avancer, des pieds trempés de boue, 15 heures de nuit. Et puis l’aube qui se lève sur les côtes sauvages, et cette phrase qui résume tout ce qu’elle vient chercher dans l’endurance : « si vos objectifs ne vous effrayent pas, ils ne sont pas assez ambitieux. »
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