Ultra Tunnel : 320 kilomètres d’allers-retours dans le tunnel de la mort, avec Grégory Chemin

À propos de l'épisode

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321 kilomètres dans l’obscurité totale. Pas de musique, pas d’assistance, pas de bâtons. Un tunnel souterrain à Bath, en Angleterre, que 37 coureurs sillonnent en allers-retours pendant 55 heures maximum. Une course taillée pour remettre l’ultra endurance à l’essentiel — ou pour briser ceux qui osent s’y aventurer.

L’Ultra Tunnel, une des courses les plus dures au monde

Grégory, 43 ans, manager bancaire en région parisienne et père de trois filles. Il n’est pas un professionnel de la course à pied. Il a démarré le running en poussant sa fille Marie — qui vit avec une malformation congénitale — dans un fauteuil sur le semi de Paris. Ce jour-là, quelque chose s’est allumé. Depuis, il enchaîne les trails, les ultras, la Diagonale des Fous — et cherche toujours un peu plus loin la ligne où le confort disparaît.

L’Ultra Tunnel, il l’a trouvé par hasard sur un site anglais. Pas de vidéo aguicheuse, pas de communication tapageuse. Juste un descriptif minimaliste et l’image d’un tunnel qui avale tout. Immédiatement aspiré.

Dans cet épisode, il raconte la préparation d’un an bâtie sur l’assiduité et l’ingéniosité — courir pour aller au travail, simuler les boucles dans son garage, jongler entre performance et vie de famille. Puis l’imprévu qui change tout : un TFL qui se réveille trois semaines avant le départ, une infiltration en urgence, et l’épée de Damoclès au-dessus de la tête au moment de traverser la Manche.

Ce que Grégory n’avait pas anticipé, c’est ce qu’il a ressenti une fois à l’intérieur. Il pensait trouver l’enfer. Il a trouvé quelque chose d’étrange — presque une paix. Assis contre les parois du tunnel, dans le froid et le noir, il les a trouvées chaudes. Il dit qu’il n’a jamais eu d’idées noires là-dedans.

Grégory parle de course à pied comme il parle de ses filles : avec une tendresse qui ne cherche pas à épater. Derrière la boue, le tunnel et les (petits) mollets, il y a une histoire de transmission, de dépassement de soi et de retour aux fondamentaux de l’ultra.

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PROJECTION du film & RENCONTRe

Le champo – Paris 5ème

 Lundi 30 mars à 19h